Le couple diaphragme-vitesse

Mieux comprendre le couple vitesse – diaphragme

Voilà quelques jours je publiais deux cours, l’un sur le diaphragme et l’autre sur la vitesse. Mais jusqu’ici pour ne pas vous emmêler les pinceaux, je ne vous ai pas parlé du couple diaphragme/vitesse !
Pour qu’une photo soit correctement exposée, c’est à dire que le capteur (ou la pellicule) reçoive la bonne quantité de lumière (en fonction de la scène) durant la prise de vue, il est nécessaire de contrôler le temps d’exposition (le temps que le capteur – ou la pellicule – soit exposé à la lumière) et le débit (la quantité) de la lumière rentrant dans l’appareil photo. Le temps d’exposition est régulé par l’obturateur (la vitesse) et le débit de lumière par le diaphragme (l’ouverture). Les deux paramètres sont donc liés pour permettre l’exposition la plus précise.

Pour simplifier, nous allons réaliser une analogie très simple en prenant le remplissage d’une bassine d’eau !

Pour remplir une bassine d’eau vous pouvez agir sur deux paramètres :

– Le débit d’eau (régulé par le robinet)
– Le temps que vous allez laisser couler l’eau

Si l’on ouvre faiblement notre robinet (petite ouverture, petit débit), il vous faudra laisser couler l’eau longtemps pour remplir votre bassine. En revanche, si vous ouvrez en grand votre robinet (grande ouverture, grand débit) vous remplirez votre bassine en très peu de temps !

En photographie, c’est exactement la même chose. La lumière c’est l’eau, le diaphragme c’est le robinet et l’obturateur (qui contrôle le temps d’écoulement de la lumière) c’est la main qui ouvre et ferme le robinet, et le capteur (ou la pellicule) c’est notre bassine.

En pratique comme vous le savez (puisque vous avez lu mes articles sur la vitesse et le diaphragme) à chaque fois que je ferme mon diaphragme d’un cran, je diminue mon débit de lumière par deux (/2), et à chaque fois que j’ouvre mon diaphragme d’un cran, j’augmente mon débit par deux (*2). Ce qui implique que pour remplir de lumière mon capteur ou mon film, si je ferme mon diaphragme d’un cran, j’aurai besoin de laisser entrer la lumière deux fois plus longtemps ! Et inversement, si j’ouvre mon diaphragme d’un cran, j’aurai besoin de laisser entrer la lumière deux fois moins de temps !

Voilà ! vous avez compris le couple vitesse-diaphragme !

C’est à dire que pour une photo donnée vous pouvez avoir plusieurs couples vitesses-diaphragme. Par exemple si vous prenez une photo à  1/250 s à f/8 vous aurez la même exposition si vous prenez cette photo à 1/125s à f/11 ou 1/500s à f/5.6.

Je sais, dès que je met des chiffres tout devient compliqué ! Mais si vous relisez bien les articles sur la vitesse, le diaphragme conjointement à celui-ci vous arriverez forcement à comprendre 😉

Et la semaine prochaine on compliquera un peu…on parlera de sensibilité et du trio sensibilité – vitesse – ouverture !!!

A très bientôt !

La vitesse

Maîtriser la vitesse

Après vous avoir parlé la semaine passée de l’ouverture, je vais vous parler de la vitesse. Quand on parle de vitesse, nous pensons plus exactement à la vitesse d’obturation, qui n’est qu’un abus de langage. Nous devrions parler de temps de pose, c’est à dire le temps pendant lequel la surface sensible (capteur ou film) est exposée à la lumière. Le mécanisme permettant de contrôler ce temps d’exposition se nomme obturateur.

Fermé entre chaque photo, il protège ainsi le film ou le capteur de la lumière. A l’instant du déclenchement il s’ouvre, laisse passer la lumière, puis se referme. Le temps de cette ouverture (temps de pose) s’exprime en seconde. Voici les vitesses les plus utilisées (aujourd’hui certains appareils photo affichent des vitesses intermédiaires et même supérieurs) :
30s – 15s – 8s – 4s – 2s – 1s – 1/2s – 1/4s – 1/8s – 1/15s -1/30s – 1/60s – 1/125s – 1/250s – 1/500s – 1/1000s – 1/2000s – 1/4000s

Par exemple 1/30s représente 1 seconde divisée par 30, c’est à dire à peu près 33,33 millisecondes.

Les poses sont dites longues en dessous de 1/2s, c’est à dire 1s – 2s – 4s et plus…
On trouve sur certains obturateurs la lettre B et parfois T. Le B signifie Bulb, c’est la pose longue manuelle (en un temps), l’obturateur se referme uniquement lorsque l’on arrête d’appuyer sur le déclencheur. Le T pour la pose T, se décompose en deux temps : une pression sur le déclencheur ouvre l’obturateur et une seconde pression le ferme.

Le mode priorité à la vitesse

Sur les appareils modernes on trouve le mode vitesse : S (speed) ou Sv (Speed value). Ce mode permet d’afficher la vitesse que l’on souhaite en fonction de son sujet et l’appareil fera correspondre le diaphragme le plus adapté en fonction de l’éclairement de la scène. On peut utiliser également le mode Manuel M et afficher la vitesse souhaitée et le diaphragme souhaité indépendamment (Je vous parlerai de tout cela dans le prochain article).

Ce qu’il faut savoir et retenir

– Une vitesse rapide (1/500s – 1/1000s) permet d’arrêter les mouvements et évite que vos sujets soient flous. Photographie de sports, d’enfants entrain de jouer. Une vitesse rapide permet également d’éviter le flou de bougé du photographe.

– Une vitesse lente permet de donner une impression de mouvement : si le sujet photographié est en mouvement, celui-ci apparaîtra flou

– Si l’on réduit le temps de pose d’une valeur (ex : que l’on passe du 1/125s au 1/250s) on divise par deux la lumière entrante dans l’appareil
– Si l’on augmente le temps de pose d’une valeur (ex : que l’on passe du 1/250s au 1/125s) on multiplie par deux la lumière entrante dans l’appareil
Mais pour cela je vous conseille mon cours sur le couple diaphragme / vitesse.

Les poses lentes nécessitent d’être réalisées sur trépied avec déclencheur souple ou télécommande (afin de ne pas faire bouger l’appareil photo avec la pression sur le déclencheur). On peut même sur certains appareils relever le miroir à l’avance pour bouger encore moins ! Mais nous verrons cela une autre fois…à chaque jour suffit sa peine 😉

Voilà !
Bien photographiquement !
Belle journée.
Yann MATHIAS

Zoom ou fixe ?

Objectif fixe ou zoom ?

Qui ne s’est pas posé cette question ?
Longtemps je me la suis posée et régulièrement je me la pose en allant faire des photos. J’ai personnellement opté pour les deux solutions et le choix du roi, prendre celui qui me convient pour chaque sortie.
Tout d’abord, revenons sur les deux ‘systèmes’: L’objectif fixe (ou focale fixe) est souvent plus lumineux (ouverture de diaphragme plus grande, jusque f:/0,95 chez certaines marques). Cette grande ouverture permet d’être plus à l’aise dans des situations d’obscurité, mais surtout offre des arrières plans plus flous quand on souhaite détacher le premier plan. Ces objectifs sont relativement chers (sauf le 50 mm de base qui est souvent très accessible) mais de très bonne qualité (très piqué), même dans les coins. Ils déforment peu et ont en général peu d’aberrations. Les zooms (sauf les très chers à ouvertures dites constantes) sont en général à ouvertures glissantes. C’est-à-dire qu’un 24-70 mm sera à f/3,5 à 24 mm et f/5,6 à 70 mm. Ils sont donc peu lumineux et ne permettent pas d’avoir de très beaux flous en arrière plan. En revanche, ils sont extrêmement pratiques car ils nous permettent d’éloigner ou de rapprocher le sujet que l’on souhaite photographier. Si vous partez avec un 35 mm photographier Notre Dame de Paris, vous n’aurez jamais le bâtiment en entier ni un détail d’architecture en haut de l’une des tours !

La focale fixe a tout de même l’avantage d’apprendre au photographe de se déplacer, de choisir son angle et de tourner autour de son sujet 😉

Alors, fixe ou zoom ?

Personnellement quand je pars en vacances je ne souhaite louper aucune photo, donc je prends un zoom (voir plusieurs) et une focale fixe. Je vous l’avais dit, ces n’est pas facile !!! lol
Oui, donc, quand je pars pour des vacances, je veux aussi bien revenir avec des photos de bâtiments en entier, que des détails architecturaux 😉 ! J’ai laissé tomber la configuration : un appareil photo et plusieurs focales fixes ! Tout d’abord il y a de forts risques de faire tomber l’une d’elle aux changements d’objectifs (cela m’est arrivé), puis à coup sûr faire rentrer de multiples poussières qui viendront se coller sur le capteur…sans compter les minutes perdues à faire les changements…et tout cela se complique avec la pluie naturellement !
En revanche, j’utilise une focale fixe quand je sais ce que je veux dès le départ, que je veux rester discret ou que je souhaite un piqué (sensation de netteté) très prononcé et peu de déformations et d’aberrations sur mon image finale. Par exemple, si je pars pour des portraits je prendrai uniquement mon 85 mm et si je pars faire des photos de rue, je prendrai uniquement mon 35 mm, mais tout cela est très personnel. Il peut être intéressant également de garder pour un voyage, un reportage une seule focale afin de créer une homogénéité dans le rendu des images…j’ai longtemps voyagé avec un Minox GT35, aujourd’hui j’ai toujours un équivalent de 35 mm en poche. La photo à la focale fixe est plus créative, à mon sens. En effet, je trouve que l’on s’interroge plus sur son cadrage, son placement et on essaye de trouver des angles intéressant en se déplaçant. Je conseille souvent aux débutants de commencer avec une focale fixe, un 50 mm ou un 35 mm

Pièges !

Attention, si vous avez un appareil photo avec un capteur APS-C, pour avoir un 50 mm, il vous faudra grosso modo un 35 mm (le coef. multiplicateur varie selon les marques) et pour ceux qui ont des 4/3 il vous faudra prendre un 25 mm. En gros de l’APS-C au 24×36 il y a un coef de 1,5 (x1,6 pour Canon) et du 4/3 au 24×36 un coef de 2.

Voilà, j’espère que j’ai été clair !
Belles photos !
Yann MATHIAS

Time Lapse

Le Time Lapse

Le Time Lapse est une petite animation vidéo en accélérée. Il permet de montrer en accéléré (de quelques secondes à quelques minutes) une scène très longue (de plusieurs heures à plusieurs jours…voir plusieurs mois) comme la construction d’un immeuble, l’ouverture d’une fleur, la course des étoiles dans le ciel sur une nuit, etc.
Cette animation est constituée de photographies prises à des moments réguliers. Le fichier final pourra être un Gif Animé ou une vidéo.

Le matériel

  • Un appareil photo évidement 😉
  • Des batteries bien chargées (ou un adaptateur secteur)
  • Une télécommande ‘intervallomètre’ si votre appareil photo n’a pas d’intervallomètre interne
  • Un déclencheur souple (si pas d’intervallomètre)
  • Un trépied fiable et solide
  • Un niveau à bulles si votre trépied n’en n’a pas (exemple)
  • Une protection pour votre appareil (pluie, soleil, vent…)
  • Une application pour prévoir la course du soleil (ex : Une Surveyor Lite)
  • Un logiciel de montage (sur Mac j’utilise Time Lapse Assembler)
  • Une carte mémoire de grande capacité** En effet, par exemple pour 6h de photo avec une photo toutes les 5 secondes, vous obtiendrez 4320 photos

La technique
Je vous conseille donc de vous mettre sur trépied et de configurer votre appareil photo de la manière suivante (pour les cas les plus classiques) :

  • Jpeg
  • Balance des blancs manuels
  • Exposition manuelle (attention aux changements de lumière)
  • Sensibilité manuelle (la plus basse possible)
  • Mise au point manuelle

Les intervalles

Je conseille les intervalles suivants comme base : 1 seconde pour des choses en mouvement assez rapide (circulation, nuages rapides…) / 1 à 3 secondes par exemple pour des nuages plus lents, levers et couchers de soleil / 15 à 60 secondes pour la course des astres (soleil et étoiles) / 90 à 120 secondes pour des plantes ou des fleurs qui s’ouvrent / 5 à 15 minutes pour des constructions (bâtiments, chantiers…)
Pour résumer : plus les actions sont rapides, plus les intervalles sont réduits et plus les actions sont lentes et plus les intervalles sont longs.

Le montage

Pour le cinéma il est conseillé de monter ces images à 24 im/s, pour la vidéo à 25 im/s (voir 30, 50 ou 60 si les scènes sont très rapides). Il m’arrive parfois de monter mes Time Lapse à 12 im/s pour accentuer l’effet de saccade.

Le truc du pro

Vérifiez bien que votre capteur ne soit pas sale sinon vous aurez tout à refaire…cela m’est arrivé en réalisant ce cours ! lol

Amusez-vous bien…

Photographiquement !
Yann MATHIAS

 

 

Le triple niveau à bulles

Astuce photo : le triple niveau à bulles

La plupart des appareils photo ou trépieds n’ont pas de système pour savoir si l’on est de niveau ou non. Je vous conseille ce petit gadget : le triple niveau à bulles. Le mien est particulièrement gros car je m’en sers en cours, il en existe des plus petits.


Question prix on tourne autour des 10 euros.
Bien photographiquement 😉
Yann MATHIAS

Le bouton de déclencheur

Le bouton de déclencheur ! Késako ?

Depuis longtemps je voyais fleurir des boutons en couleur sur les déclencheurs d’appareils photo…surtout chez nos amis Leicaïstes. Après en avoir testé un chez un Fujiste (je fais plaisir à tout le monde…lol), il s’est avéré qu’effectivement ce bouton permettait une meilleur ‘assise’ du doigt (plus large et plus confortable). J’ai donc décidé de passer commande chez Retrokraft, apparement les spécialistes du genre (https://www.facebook.com/Retrokraft). Il m’en a coûté 18 euros avec les frais de port, mais le truc est plutôt bien fait et en acier. J’ai choisi une version noire car si je ‘gaffe’ mon boîtier ce n’est pas pour attirer l’attention avec un joli bouton rouge, jaune ou merisier 😉


Il y a deux sortes de boutons : bombé vers l’intérieur (pour un meilleur confort du doigt) et bombé vers l’extérieur, celui que j’ai choisi, qui surélève le déclencheur et permet ainsi de dépasser du barillet des vitesses (plus facile à trouver sans regarder). Je trouve également, mais peut-être est-ce une idée que le déclenchement est plus ‘rapide’ avec la version bombée vers le haut.

Voilà ! après en terme d’ergonomie, c’est un peu à chacun de se faire son idée…
La boîte de livraison est mignonnette comme tout, je m’en servirai pour y mettre mes médicaments du jour ! lol
Bien photographiquement !

Yann MATHIAS

Ouverture et profondeur de champ

Objectif : comprendre l’ouverture

Aujourd’hui, je vous propose un petit cours sur l’ouverture (l’ouverture correspond au diamètre du ‘trou’ qui va laisser passer la lumière à travers l’objectif pendant l’exposition). L’ouverture se règle par le diaphragme. Le diaphragme est un petit mécanisme opaque qui permet de faire entrer plus ou moins de lumière dans l’appareil photo par un système de lamelles – Photo 1 – (nous verrons plus loin toutes les fonctions qu’il permet). C’est en quelque sorte l’iris de l’appareil photo ! Sur les appareils modernes, nous trouvons le mode : priorité diaphragme. Ce mode permet de modifier la taille du diaphragme (trou). Mode A (Aperture) chez Nikon, et Av (Aperture value) chez Canon par exemple. Il y a quelques temps ce mécanisme était commandé par une bague (bague de diaphragme) que l’on trouvait sur les objectifs.


Diaphragme et posemètre

Sur les appareils automatiques ou semi-automatiques, le diaphragme est couplé au posemètre (appareil qui permet de mesurer la quantité de lumière rentrant dans l’appareil photo). C’est à dire que si vous être en priorité diaphragme l’appareil indiquera la vitesse la plus adaptée à la luminosité de la scène. Si vous êtes en priorité vitesse l’appareil indiquera le diaphragme le plus adapté à la luminosité de la scène. En mode P (programme) l’appareil choisit le diaphragme et la vitesse en fonction de la luminosité de scène. Je vous conseille de lire l’article sur le couple diaphragme / vitesse afin de comprendre la relation entre ces deux mécanismes.

La valeur (ou nombre) d’ouverture
Sa valeur est notée N ou f/ ou f:
Formule physique :   f: = distance focale de l’objectif / diamètre de l’ouverture du diaphragme
Par exemple pour un objectif de 50 mm si l’on diaphragme à f:2 (nombre ou valeur d’ouverture) on aura une ouverture d’un diamètre de 25 mm. Tout cela ne vous servira peut-être pas, mais vous comprenez aujourd’hui la signification de ce chiffre bizarre !
A chaque fois que l’on ouvre d’un diaphragme on laisse passer deux fois plus de lumière ! Les valeurs de base sont les suivantes : f:1 ; f:1,4 ; f:2 ; f:2,8 ; f:4 ; f:5,6 ; f:8 ; f;11 ; f;16 ; f:22; f:32 ; f:45 ; f,64 ; f,128 etc. – Photo 2 –

Pour résumer :

– Un diaphragme très ouvert correspond à une grande ouverture c’est à dire un nombre f: petit (ex : f:2,8)… il laisse passer beaucoup de lumière
– Un diaphragme très fermé correspond à une petite ouverture c’est à dire un nombre f: grand (ex : f:22)…il laisse passer très peu de lumière.

Aujourd’hui certains appareils photos font apparaître des valeurs intermédiaires ( f:3,3 ; f:10 , etc.)

La profondeur de champ
L’ouverture a une incidence directe sur la profondeur de champ et sur l’ambiance de la photographie. Plus le diaphragme est ouvert (son nombre petit) plus la profondeur de champ est faible et plus le diaphragme est fermé (son nombre est grand) plus la profondeur de champ est grande. Réduire la profondeur de champ permet d’isoler le sujet.

Le test de profondeur de champ.
Sur certains boîtier il existe un bouton de test de profondeur de champ. Ce bouton permet de refermer le diaphragme réglé pendant la visée, en effet par défaut la visée se fait à diaphragme ouvert. Le mécanisme est simple : plus le diaphragme est fermé plus l’image dans le viseur s’assombrit et ainsi on distingue mieux la netteté du sujet. Je conseille vivement d’utiliser ce test de profondeur de champ pour toutes vos prises de vues.

Diffraction et aberrations optiques

Diffraction :
La lumière passant par l’ouverture du diaphragme est diffractée (diffusion d’une onde par les points de l’objet rencontrée par la lumière). Plus l’ouverture est faible (diaphragme fermé) plus le problème sera sensible. L’image devient alors légèrement floue – Photo 4. Le problème est également plus sensible sur les petits capteurs numériques, (fréquemment sur les compacts numériques ; c’est pour cette raison que les compacts ne proposent rarement de diaphragme supérieur à f:8

Aberrations :
Aux grandes ouvertures nous pouvons observer des aberrations sphériques, de coma, d’astigmatisme, chromatiques et de vignettage. Aujourd’hui il existe des logiciels permettant de corriger ces aberrations. Je vous conseille donc d’investir dans un logiciel permettant ces retouches (Lightroom, DXO, Capture One…). Bien entendu les optiques professionnelles sont réalisées pour les éviter au maximum, mais rien n’est parfait et elles ont également leurs limites.

Ce que vous devez retenir

– Le mécanisme permettant l’ouverture (faire passer la lumière) s’appelle le diaphragme
– Le diaphragme fonctionne un peu comme l’iris de l’œil
– Le diaphragme contrôle la quantité de lumière entrant dans l’appareil photo
– Quand je ferme d’un diaphragme (par ex. de f:5,6 à f:8) je laisse passer deux fois moins de lumière et quand j’ouvre d’un diaphragme (par ex. de f:16 à f:11)  je laisse passer deux fois plus de lumière !
– La profondeur de champ est liée à la valeur du diaphragme
– Il est conseillé de ne pas diaphragmer au-delà de f:16 afin de ne pas être victime de la diffraction. Suivant les optiques, on obtient les meilleurs résultats vers f:8 et f:11 et parfois même en numérique à f:5,6
– La pleine ouverture pose également quelques soucis de qualité en apportant des aberrations optiques

Voilà ! C’est un petit peu technique mais si vous vous rappelez seulement des dernières phrases quand vous réaliserez vos photos, cela sera parfait  !

Bien photographiquement !

Yann MATHIAS